1ère question à vous poser : quel poids peut supporter mon toit ?
Pour une dalle béton, en principe, il n’y a aucun problème car la surcharge admissible sur ce type de support permet largement de mettre en place une végétalisation de toiture.
Pour les ossatures bois ou un bac acier, il faudra vous rapprocher d’un charpentier ou d’un bureau d’études pour vérifier si la structure peut supporter un poids de végétalisation extensive à minima de 75 kg/m² (poids des caissettes de sedums basiques de chez TOIT VEGETALISE) et en moyenne de 100 à 115 kg/m² pour une végétalisation classique sur une épaisseur de 8 cm (drainage + substrat Extensif Extra Léger de chez TOIT VEGETALISE + plantes).
2ième question : avez-vous la bonne membrane d’étanchéité ?
Afin de pouvoir réaliser une toiture végétalisée, la membrane d’étanchéité (EPDM, TPO, Liner, étanchéité bitumineuse…) doit être compatible avec une végétalisation de toitures, c’est-à-dire une membrane jardin, traitée anti-racines.
3ième question : quelles techniques de végétalisation utilisées ?
Pour cette question, nous aborderons uniquement la végétalisation extensive ou semi-intensive. Il y plusieurs techniques de végétalisation extensives possibles. Le choix sera déterminé par votre budget, par le résultat souhaité et l’entretien nécessaire pour obtenir et conserver une belle toiture végétalisée.
4ième question : le budget ?
Une végétalisation extensive aura un coût de départ variable qui peut aller d’environ 20 Euros HT/m² à 80 Euros HT/m² (prix hors pose et hors transport).
L’entrée de gamme de la végétalisation extensive de toitures: il s’agit d’un système de végétalisation comprenant un substrat monocouche de faible épaisseur (à partir de 4 cm) et du semis de sedums.
La végétalisation extensive la plus économique du marché est souvent composée d’un substrat de faible épaisseur monocouche et de semis (graines ou fragments) de sedums.
Cette végétalisation extensive présente l’avantage d’être très économique mais, en raison de résultats très aléatoires, elle peut s’avérer être coûteuse à moyen terme en entretien (plusieurs rajouts de semis + désherbage tant que la couverture végétale sera faible + fertilisation). De plus, la palette végétale par technique de semis de sedums est très étroite : en général 2 à 3 variétés de sedums prédominent (sedums album, sedums acre, sedums hispanicum).
Néanmoins, pour les clients ayant des budgets limités, TOIT VEGETALISE commercialise le substrat et les fragments de sedums. Afin de mettre toutes les chances de votre côté pour que le semis puisse prendre, le semis doit être mis en oeuvre dans de bonnes conditions météorologiques ou à défaut, il faudra prévoir un arrosage régulier, durant les 3 premiers mois de l’installation, jusqu’à enracinement des sedums.

Fragments de sedums : les sedums n’ont pas de systèmes racinaires.

1) Le drainage doit être adapté
*aux supports: dalle béton, ossature bois, bac acier
*à la pente
*et aux stagnations possibles.
Le rôle du drainage dans le complexe de végétalisation de toitures est capital : ce dernier va conditionner la bonne réussite dans le temps d’une toiture végétalisée. TOIT VEGETALISE commercialise plusieurs drainages et saura vous apporter des conseils personnalisés pour votre toiture.

Plaques de drainage de 4 cm de hauteur et géotextile de 125 g/m². Ce drainage est adapté aux dalles béton – pente nulle et aux jardinières. La plaque de drainage permet d’aménager une lame d’air et une lame d’eau en sous-face grâce au système de plots et parallèlement, elle permet de retenir 5 litres d’eau/m².
2) D’un substrat pour toitures végétalisées d’une épaisseur de 8 à 10 cm:
TOIT VEGETALISE commercialise plusieurs substrats adaptés :
- aux contraintes de charges (substrat extensif, substrat extensif allégé, substrat extensif très allégé ; substrat intensif, substrat intensif allégé et substrat intensif très allégé)
- aux différents climats (substrat ayant des capacités de rétention en eau variables)
- aux contraintes de budgets.
Comme pour le drainage, le substrat, qui constitue le support de culture de la végétalisation de toitures, est un élément primordial « pour le bon fonctionnement dans le temps » des végétaux. De la qualité du substrat va dépendre le bon développement de la bonne végétation.


3) De mini-mottes de sedums ayant déjà un système racinaire bien établi :
TOIT VEGETALISE propose actuellement une vingtaine de sedums différents permettant d’avoir une floraison étalée sur une période d’avril à septembre, des feuillages et des fleurs de couleurs et de formes différentes. Cette diversité végétale contribue à l’esthétisme de la toiture mais aussi à l’installation d’une biodiversité sur le toit (les insectes pollinisateurs jouent un rôle écologique essentiel).




Photo prise 1,5 mois après la plantation des mini-mottes de sedums

Photo prise 6 mois après la plantation des mini-mottes de sedums

Photo prise moins de 12 mois après la plantation des mini-mottes de sedums
La technique de plantation de mini-mottes de sedums peut être remplacée par la mise en œuvre de tapis pré-cultivés de sedums.
L’avantage des rouleaux de tapis de sedums est leur couverture végétale de 90-100% dès l’installation mais ils présentent plusieurs contraintes : l’arrosage obligatoire des tapis de sedums jusqu’à leur enracinement (prévoir un délai de 3 mois) pour éviter les pertes, la diversité végétale faible (au maximum 3-4 variétés de sedums) et son prix (environ 3 à 4 fois plus cher que les mini-mottes de sedums). Contrairement aux idées reçues, la technique de végétalisation par mise en œuvre de rouleaux de tapis de sedums nécessite tout de même de mettre en place une couche de culture : un lit de substrat extensif à minima de 7 cm.
La végétalisation extensive la plus chère du marché est l’installation de caissettes pré-cultivées de sedums (ou bacs de sedums).
Les bacs de sedums sont posés sur un géotextile anti-poinçonnant et sont prêts à l’emploi : pas besoin d’arrosage car ils ont une réserve d’eau sur 5 cm, la couverture végétale est supérieure à 90%. Les bacs de sedums se posent toute l’année puisqu’ils sont pré-cultivés, en pépinière, 9 à 12 mois avant leur commercialisation.
Les avantages sont nombreux :
- c’est le système le plus léger du marché (75 kg/m² pour 8 cm d’épaisseur de substrat alors que la technique de végétalisation classique « en plein » est de 100 kg/m² pour 8 cm d’épaisseur de substrat extensif très allégé),
- l’étanchéité reste accessible
- et les bacs sont particulièrement adaptés aux toitures dont les accès sont compliqués.
Afin d’avoir de belles toitures végétalisées par mise en œuvre de bacs de sedums, TOIT VEGETALISE propose plusieurs gammes de caissettes ; dont la gamme de caissettes basiques (5-6 variétés de sedums semés aléatoirement) et la gamme de caissettes premium (plus de 10 variétés de sedums plantées par zone et par variété et intégrant des iris, des vivaces…)



5ième question : faut-il créer une zone stérile ou pas ?
La zone stérile en périphérie des toitures végétalisées peut être supprimée (sauf autour des évacuations pluviales) :si l’étanchéité est une membrane dite jardin (y compris la membrane des relevés) et si les acrotères sont suffisamment hauts : +5 cm ou + 15 cm au-dessus de la couche de culture : drainage + substrat.
- 1er cas dans lequel la zone stérile peut être supprimée: si l’étanchéité revêt l’arête intérieure de l’acrotère, alors la hauteur du relevé doit être au minimum de +15 cm au-dessus de la couche de culture.

- 2ième cas dans lequel la zone stérile peut être supprimée: si l’étanchéité revêt l’arête extérieure de l’acrotère, la hauteur minimale au-dessus de la couche de culture doit être de + 5 cm (cf. schéma ci-dessous).

Si les hauteurs de relevés sont supérieures à + 5 cm au-dessus de la couche de culture (drainage + substrat) ; alors les zones stériles peuvent être supprimées.

La zone stérile peut systématiquement être supprimée si l’étanchéité est une membrane-jardin et si la technique de végétalisation choisie est la mise en œuvre de bacs de sedums (pas de règle de hauteur d’acrotère minimale).

Absence de zones stériles en périphérie SAUF autour des évacuations pluviales et des trop-pleins car la membrane d’étanchéité est compatible avec la végétalisation (membrane-jardin) et les hauteurs d’acrotère sont suffisants.




